Expositions passées

TOUCHER TERRE… au sens premier du terme. Retrouver le plaisir sensoriel de toucher la terre cuite d’une céramique, d’une coupe, d’un vase, d’une figurine, d’une authentique sculpture, ou même d’un objet non identifié, d’un objet sans objet, sinon la seule beauté étrange de sa forme, de ses reflets, des frissons de fumée sur sa peau.

Magie primitive et complexe de l’argile, de l’antique keramon (qui a donné le joli nom de céramiste), accessible à tous les goûts, en ces jours de liesse où l’on offre sans réserve à l’autre, à l’ami, à l’invité, l’hospitalité d’une table dressée et adressée aux êtres que l’on aime. Bienvenue donc à l’exposition TOUCHER TERRE et à la rencontre de : LAMPECCO Antonio, Marco et Thierry, BROCKLY Patricia, LINOTTE Corine, MAGNEE Fabrice, MOSSERAY Dominique, PINTIAUX Yvette et STEVENS-CHRETIEN Annie

En invités : art africain, « Les IMIGONGO » présenté par l'ONG GATAGARA et photos de Joëlle Aubevert). .

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Les amis de GATAGARA proposent, dans le cadre de la rencontre- céramique TOUCHER TERRE, une exposition-vente de IMIGONGO, panneaux décoratifs traditionnels en provenance du Rwanda, au profit des enfants handicapés du pays..

Les IMIGONGO (arêtes, crêtes), décorent de nos jours les portes intérieures des maisons en pisé. L’artiste trace sur le support le motif choisi dans un répertoire fourni par la tradition (XVIIIème siècle). C’est en suivant les lignes du dessin que va être appliquée et modelée la pâte, faite de bouse de veau mélangée à de la cendre. Les couleurs utilisées pour recouvrir l’enduit sont le noir et le blanc et sont fabriquées à partir de sèves, de cendres de feuilles séchées et de pigments naturels : kaolin, argile… Cet art, extraordinairement simple et fascinant, proche de notre art optique, a survécu heureusement au génocide de 1994 et a été repris par les veuves rescapées, aidées par des organisations extérieures. .

TOUCHER TERRE s’ouvre ainsi au travail ancestral des artistes rwandais et participe au soutien dont ont besoin les veuves de l’association KAKIRA (dénomination rappelant le nom du roi fondateur de cet art) et les enfants handicapés de la région. .

Sources : Scholastique Mukasonga et Umobano ONG.